MYRE, André.
Pour l'avenir du monde

La résurrection revisitée
Montréal, Fides
2007
261 p.

«Si je me contente de répéter ce qu'ont dit mes prédécesseurs, j'enterre le talent de la parabole. Si je refuse d'entendre la Parole d'aujourd'hui, je me condamne à l'insignifiance ou à l'intégrisme. MaiS si je décide d'écouter, malheur à moi! parce que la Parole est toujours neuve et subversive.»
(page 16)
Semaine du 22 au 28 juin 2010

ROY, Paul-Émile.
Le christianisme à un tournant

Montréal, Bellarmin
L'essentiel, 2009
203 p.

«C'est ma conviction que la foi chrétienne ne peut mourir. Elle reste vivante dans les cendres mêmes de la chrétienté et inspirera une nouvelle culture. Pas question toutefois de rafistoler des structures anciennes, de coudre des pièces nouvelles dans de vieux vêtements, de mettre le vin nouveau dans de vieilles outres. Dans l'ordre de la foi, l'histoire n'obéit pas aux règles du progrès continu, mais à celles de la mort et de la résurrection.»
(page 158)
Semaine du 15 au 21 juin 2010

ROUET, Albert
Jaimerais vous dire
Paris, Novalis
2009
346 p.

...la spécificité chrétienne ne consiste pas à crier plus fort que les autres, à éditer plus de livres que le autres, à avoir de meilleures radios que les autres. Elle consiste à mêler notre langage au langage des autres et se positionner non pas en concurrence mais en dialogue, non pas en personnes qui vendent leur foi sur leur petit étal du marché, mais en gens qui entrent en relation pour bâtir avec les autres leur parole de foi, ce qui suppose de les connaître, ce qui suppose que la semence de la Parole germe dans les contacts qu'on peut avoir.
(pages 74-75)
Semaine du 8 au 14 juin 2010

RINGLET, Gabriel
L'évangile d'un libre penseur
Dieu serait-il laïque?
Paris, Albin Michel
Espaces libres, 2002
236 p.

«Si elle osait débattre... Organiser une véritable opinion publique, reconnaître un «droit de tendance», apprendre ou réapprendre à faire synode, c'est-à-dire, à tous les échelons, délibérer avant de décider. Retrouver une authentique synodalité, c'est aussi mettre au point une manière évangélique de vivre les conflits et accueillir comme un signe de santé la parole parfois décoiffante des chrétiens critiques.»
(page 143)
Semaine du 1 au 7 juin 2010

RINGLET, Gabriel
L'évangile d'un libre penseur
Dieu serait-il laïque?
Paris, Albin Michel
Espaces libres, 2002
236 p.

«Les Églises aujourd'hui se trouvent de plus en plus confrontées à un public exigeant, adulte, un public qui entend sauvegarder sa liberté d'action au cœur même de son adhésion, un public qui réclame le droit de se séparer, sans aucune forme d'excommunication, un public qui n'adhère pas les yeux fermés, qui sait qu'il n'y a pas de fidélité sans invention, un public qui demande une nourriture forte et qui prétend décider en connaissance de cause.»
(page 152)
Semaine du 25 au 31 mai 2010

GRAND'MAISON, Jacques.
Pour un nouvel humanisme

Montréal, Fides, 2007
204 p.

«L'humanisme n'est pas une vieille «affaire du passé». Il est à renouveler à chaque époque pour raviver ses rôles libérateurs et civilisateurs. Mais ce serait dommage et même illusoire de penser qu'on peut les réinventer sans les riches patrimoines culturels et religieux de l'histoire.» (page 186)
Semaine du 18 au 24 mai 2010

KÜNG, Hans
Mémoires II - Une vérité contestée
Montréal, Novalis - Paris, Cerf
2010
731 p.

«...Le christianisme doit se confronter à la fois à l'humanisme laïc et aux autres grandes religions. Sous l'horizon de notre époque, il faut donc se poser la question de la vie chrétienne de façon aussi concrète et pratique que possible en la considérant dans le contexte des idéologies, des courants, des mouvements concurrents.»
(pages 253)
Semaine du 11 au 17 mai 2010

KÜNG, Hans
Mémoires II - Une vérité contestée
Montréal, Novalis - Paris, Cerf
2010
731 p.

Non seulement l'erreur est humaine, trop humaine. Mais humaine, vraiment humaine, est aussi la capacité, dont est dépourvu l'animal, d'en prendre conscience. Celui qui se refuse à tirer leçon de ses fautes se condamne à les nier ou à les refouler; avec toutes les conséquences négatives de cette façon de faire.
(pages 200-201)
Semaine du 4 au 10 mai 2010

LENOIR, Frédéric
Le Christ Philosophe
Paris, Plon
2007
305 p.

Tandis que l'interprétation légale repose avant tout sur la conviction que le passé est supérieur à l'avenir - ce qui est le propre de la pensée traditionnelle, et on dira aujourd'hui «traditionaliste» quand cette attitude se réactive au sein du monde moderne -, l'interprétation théologique rationnelle repose sur la conviction opposée: l'avenir est supérieur au passé, puisque «la vértié tout entière» est encore à venir.
(page 218)
Semaine du 27 avril au 3 mai 2010

ROUET, Albert
Jaimerais vous dire
Paris, Novalis
2009
346 p.

Le Christ ne nous a jamais demandé d'être nomobreux, il nous a demandé d'avoir du goût, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
(page 275)
Semaine du 20 au 26 avril 2010

ÉMOND, Bernard
La perte de lien
Montréal, Médiaspaul
2009
174 p.

Le cynisme, c'est de baisser les bras devant la misère du monde, devant son non-sens, devant les injustices, et de profiter de ce que notre statut social nous permet d'obtenir. Finalement, c'est de dire: il n'y a rien qui est possible, regarde, écoute, c'est pas possible de changer le monde, tous ceux qui s'y sont essayés se sont brûlé les ailes. Pour moi, le cynisme, c'est de justifier sa propre inaction avec toutes les ressources de son intelligence.
(page 154-55)
Semaine du 13 au 19 avril 2010

ARNOULD, Jacques
Requiem pour Darwin
Paris, Forum Salvator
2009
239 p.

Citant le théologien Karl Rahner: «Il y a deux manières de recourir au dogme. La première consiste à s'en servir comme d'un lampadaire qui permet d'entreprendre l'exploration de la zone d'obscurité au milieu de laquelle il se trouve. La seconde est celle de l'ivrogne qui s'accroche fébrilement â ce lampadaire pour ne pas tomber!»
(page 88)
Semaine du 6 au 12 avril 2010

ROUET, Albert
Jaimerais vous dire
Paris, Novalis
2009
346 p.

Vous baptisez quelqu'un, et après c'est un adulte, il est libre. Vous confirmez quelqu'un, il est libre. Il y a une question à laquelle je ne réponds jamais quand je rencontre des confirmands. "C'est bien de nous confirmer, me disent certains, mais après, qu'est-ce qu'on fait?" Je leur dis: " Mais c'est une question contradictoire! Je vous confirme pour que vous soyez adultes et vous me demandez ce que, comme adultes, vous aurez à faire? C'est à vous de prendre vos décisions! " Ce n'est pas un bureau de recrutement, la confirmation!
(page 289)
Semaine du 30 mars au 5 avril 2010

ROUET, Albert
Jaimerais vous dire
Paris, Novalis
2009
346 p.

"Lorsque le Christ s'incarne, il prend en Lui le monde dans sa totalité, parce qu'il récapitule, il moissonne toutes les semences qu'il a jetées au vent depuis l'origine des temps. Quand il parle d'envoyer des disciples, il s'agit pour eux de moissonner. Auparavant, donc, quelqu'un a déjà semé. L'Église ne se trouve pas devant un néant spirituel, elle se trouve devant des traces de Dieu qu'il s'agit de discerner et de suivre."
(page 134)
Semaine du 23 au 29 mars 2010

LENOIR, Frédéric
Le Christ Philosophe
Paris, Plon
2007
305 p.

"La découverte de l'Évangile de Jean a été un éblouissement qu m'a fait apercevoir la modernité et l'universalité d'un message qui dépasse de très loin le cadre culturel dans lequel il est né et s'est développé. Les Évangiles n'ont dès lors cessé de m'interroger et de m'accompagner. J'étudie depuis bientôt trente ans la philosophie et l'histoire des religions et rares sont les textes qui m'ont autant surpris et touché par leur profondeur et leur humanité."
(page 16)
Semaine du 16 au 22 mars 2010

RAVET, Jean-Claude
"Relations, dossier
La beauté du monde"
no 738, février 2010
"Les dérives de la bio-technologie"

"La beauté du monde, dans le christianisme, est représentée ultimement par le Dieu incarné, dépouillé de la figure divine, de ses attributs de toute puissance, assumant entièrement la condition humaine, fragile, contingente. Le Dieu incarné et crucifié comme un esclave rebelle, séditieux. Un Dieu solidaire des opprimés. Cette beauté-là ne détourne pas de la vie ni de l'humain."
(page 12)
Semaine du 9 au 15 mars 2010

ROUET, Albert
Jaimerais vous dire
Paris, Novalis
2009
346 p.

"La foi n'est pas d'abord un problème de langage. Elle est d'abord un problème d'intérêt. Rendons la foi intéressante, et les mots de la foi chanteront! Rendons la foi attirante, et les boiteux marcheront!"
(page 11)
Semaine du 2 au 8 mars 2010

ROUET, Albert
Jaimerais vous dire
Paris, Novalis
2009
346 p.

"L'ennui d'un certain nombre de discours et d'homélies, vient de ce qu'on se demande à qui l'on s'adresse. Quel est le "tu" ou le "vous" auquel cette parole s'adresse? S'adresser à l'humanité entière, revient à ne toucher personne. C'est le type de discours qu'aujourd'hui on appelle langue de bois; or le bois pousse indépendamment des efforts de l'homme.
Il n'y a qu'à regarder les jachères, les broussailles et les taillis: ils poussent tout seuls. Tandis que la vraie parole, même si elle est complexe, même si elle est difficile, même si elle va très loin, est toujours sur le mode dialogal, c'est un "je" qui s'adresse à un "tu". Lorsqu'on coupe cette relation, on stérilise la parole. C'est peut-être une parole juste, mais ce n'est plus une parole bonne. C'est peut-être une parole exacte mais ce n'est pas une parole pleine de relation. La densité humaine de la parole n'est simplement plus là."
(page 60)
Semaine du 23 février au 1 mars 2010

VADEBONCOEUR, Pierre
Les deux royaumes
Montréal, L''Exagone
1978
239 p.

"Rien de ce qui est antérieur et rien de ce qui est intérieur ne figurent dans les plans d'une époque essentiellement futuriste. Nous marchons vers le futur comme on fait de la vitesse. Avec le même regard vidé de tout."
(page 172)
Semaine du 16 au 22 février 2010

BIBEAU, G.
"Relations, dossier
Technoscience : la boîte de Pandore"
no 734, août 2009
"Les dérives de la bio-technologie"

"C'est la richesse collective qui doit être mieux distribuée si l'on veut vraiment solutionner le problème de la malnutrition et de la famine. Ce n'est certainement pas en modifiant les génomes des plantes et des animaux que l'accès équitable à la nourriture pour tous sera amélioré."
(page 14)
Semaine du 9 au 15 février 2010

ARNOULD, Jacques
Requiem pour Darwin
Paris, Forum Salvator
2009
239 p.

"L'ignorance, nous le savons, est à la source de bien des peurs. Si l'une des missions dévolues à la science et aux scientifiques est d'accroître le savoir de l'humanité et, ce faisant, d'en diminuer les peurs, celles qu'ils peuvent susciter au sein des sociétés, par manque de compréhension, se trouvent décuplées! Terrible alchimie que celle de nos peurs. "
(page 79)
Semaine du 2 au 8 février 2010

BENOIT XVI
Si tu veux construire la paix, protège la création
Message pour la célébration de la journée mondiale de la paix, 1er janvier 2010

Si tu veux construire la paix, protège la création. Le respect de la création revêt une grande importance, car "la création est le début et le fondement de toutes les œuvres de Dieu" et, aujourd'hui, sa sauvegarde devient essentielle pour la coexistence pacifique de l'humanité. Si, en effet, à cause de la cruauté de l'homme envers l'homme, nombreuses sont les menaces qui mettent en péril la paix et le développement intégral authentique de l'homme - guerres, conflits internationaux et régionaux, actes terroristes et violations des droits de l'homme - les menaces engendrées par le manque d'attention - voire même par les abus - vis-à-vis de la terre et des biens naturels, qui sont un don de Dieu, ne sont pas moins préoccupantes. C'est pour cette raison qu'il est indispensable que l'humanité renouvelle et renforce "l'alliance entre l'être humain et l'environnement, qui doit être le miroir de l'amour créateur de Dieu, de qui nous venons et vers qui nous allons".
Semaine du 26 janvier au 1 février 2010

VADEBONCOEUR, Pierre
Les deux royaumes
Montréal, L''Exagone
1978
239 p.

"Le seul personnage historique qui donne l'impression d'avoir été entièrement existant, comme si c'était l'être même qui avait tenu son rôle, c'est Jésus-Christ. Est-ce à cause de ses paroles, est-ce à cause de sa légende, est-ce à cause du fait que nous avons cru qu'il était lui-même le Dieu vivant? Nous ne saurions le démêler. Mais il est certain qu'à nos esprits de fils de la chrétienté, ce Dieu fait homme ne semble pas avoir été contingent. Illusion ou non, il pousse en lui notre recherche de l'être jusqu'au terme."
(page 78)
Semaine du 19 au 25 janvier 2010

BERGERON, Richard
Les Pros de Dieu
Montréal, Médiaspaul
2000
214 p.

«Un jour que je me promenais dans celui de la petite localité de Mission, B.C., je vis sur une pierre tombale cette épitaphe qui m'a beaucoup touché: She did what she could. Je suis resté un long moment sur la tombe de cette inconnue. La seule chose qu'on ait retenue d'elle et qu'on ait jugée digne d'être gravée dans la pierre, c'est qu'elle a fait tout son possible dans la vie. Je ne connais ni ses conditions de vie, ni ses talents, ni ses limites; je ne sais rien de ce qu'elle a fait ni de ce qu'elle a été. A-t-elle connu le succès ou la contrariété? A-t-elle été un génie ou une nouille? Une mère heureuse ou une lesbienne rejetée? Une religieuse ou une prostituée? Tout cela, je l'ignore. Je ne connais rien de ses conditions de vie ni de sa destinée. Et au fond, cela n'a pas réellement d'importance. Je ne sais rien d'elle, sauf qu'elle a fait de son mieux dans la vie. Et c'est ce qui compte aux yeux de Dieu, qui voit le coeur. »
(page 170-71)
Semaine du 5 au 11 janvier 2010

DUMONT, Fernand
Une foi partagée
Montréal, Bellarmin
(L'Essentiel), 1996
301 p.

«Parce qu'elle s'insère dans l'histoire, la spiritualité chrétienne n'en a jamais fini de rompre avec le monde et de s'y perdre à nouveau. Elle recommence à se définir chaque fois qu'émerge un nouveau contexte de culture. À chaque coup, elle est en crise.»
(page 123)
Semaine du 29 décembre au 4 janvier 2010

BEAUCHAMP, André
RND
La fête hier et aujourdh'ui
Fêter, c'est avant tout célébrer la vie.
Mai 1999

«Quand arrive l'hiver, et que les jours se font de plus en plus courts, des fantasmes s'éveillent dans l'inconscient et nous avons peur de sombrer dans l'osbscurité totale. Mais, dans la nuit du 21 au 22 décembre, au moment où le solstice arrive, le cap est franchi et nous nous remettons à espérer la lumière. Le christianisme a repris cette vieille fête païenne pour en faire la fête de la naissance du Christ, soleil renaissant et lumière du monde, et c'est pour cette raison que le fête de Noël a été fixée au 25 décembre: elle correspond au solstice d'hiver.»
(page 17)
Semaine du 22 au 28 décembre 2009

VOISARD, Anne-Marie
Réintroduire le sacré
RND, Novembre-décembre 2009

«Où mènera l'éclatement des rituels? Continueront-ils à se multiplier? Certains prendront-ils la tête du rang? On assistera probablement à une certaine normalisation. Mais, autour du tronc commun qui jaillira de la mouvance actuelle, toutes les nuances continueront certainement de s'afficher. Impossible que l'on revienne à certains gestes automatiques d'hier, vidés de leur sens. La société actuelle est trop multidimensionnelle, trop «colorée» pour que l'on retourne au noir et blanc.»
(page 24)
Semaine du 15 au 21 décembre 2009

RINGLET, Gabriel
L'évangile d'un libre penseur
Dieu serait-il laïque?
Paris, Albin Michel
Espaces libres, 2002
236 p.

«Si la Révélation est un dépôt figé auquel on ne peut jamais rien ajouter, rien retracher, alors oui, je mesure la difficulté et je partage la révolte de Camus contre une Révélation «qui frapperait de terreur un peuple rebelle»...
Comme si on pouvait "arrêter" la Révélation. Comme si elle ne se frottait pas à l'histoire, à la culture. Comme si elle n'avait pas à devenir "mienne" et donc à se prousuivre en chaque conscience jusqu'à la fin des temps!»
(page 63-64)
Semaine du 8 au 14 décembre 2009

RINGLET, Gabriel
L'évangile d'un libre penseur
Dieu serait-il laïque?
Paris, Albin Michel
Espaces libres, 2002
236 p.

«On s'engage mal dans le dialogue si on prétend s'y amener avec une pleine valise de «valeurs propres». Les chrétiens ne sont pas plus experts en humanité que les laïques. Et ceux-ci ne détiennent pas une exclusivité en matière de droits de l'homme. Mais le chemin de chacun, la singularité de son itinéraire, l'originalité de son enracinement, ça, oui, ça m'intéresse. Parce que le même mot, vous et moi, nous le disons avec nos racines, nos histoires, nos sensibilités, nos relations, nos manières d'être ... »
(page 43)
Semaine du 1 au 7 décembre 2009

ROY, Paul-Émile.
Le christianisme à un tournant

Montréal, Bellarmin
(L'essentiel), 2009
203 p.

«...les croyants n'ont pas à toujours s'excuser de tous les maux, à se flageller, à se reconnaître responsables de tous les crimes de l'histoire. Il est évident et inévitable que des chrétiens ne soient pas à la hauteur de la foi qu'ils professent, que des loups s'introduisent dans la bergerie, mais il ne faut jamais perdre de vue que la communauté des croyants, malgré ses faiblesses et ses hésitations, est ordonnée à l'avènement du royaume de Dieu.»
(page 105)
Semaine du 24 au 30 novembre 2009

BENOIT XVI
Lettre encyclique Caritas in veritate
Rome, 2009

« Le savoir humain est insuffisant et les conclusions des sciences ne pourront pas, à elles seules, indiquer le chemin vers le développement intégral de l'homme. Il est toujours nécessaire d'aller plus loin: l'amour dans la vérité le commande. Aller au-delà, néanmoins, ne signifie jamais faire abstraction des conclusions de la raison ni contredire ses résultats. Il n'y a pas l'intelligence puis l'amour: il y a l'amour riche d'intelligence et l'intelligence pleine d'amour.»
(chapitre 30)
Semaine du 17 au 23 novembre 2009

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Le commencement d'un monde

Paris, Seuil
2008
391 p.

«Un religieux mariste notait à juste titre que l'Église catholique découvre, «chemin faisant, le mystère qu'elle ne pourra jamais prétendre détenir mais qu'elle ne peut que tenter d'habiter, selon la belle distinction d'Henri de Lubac».
» Une chose est sûre: le principe laïc triomphe dans nos sociétés, et nous devons le défendre bec et ongles, Il n'est pas incompatible avec la quête spirituelle ni même avec l'omniprésence de ce «sujet d'avenir» qu'est redevenue la religion. En revanche, il contraint les institutions religieuses à en tirer la leçon.»
(pages 227-228)
Semaine du 10 au 16 novembre 2009

ROY, Paul-Émile.
Le christianisme à un tournant

Montréal, Bellarmin
L'essentiel, 2009
203 p.

«L'expérience du vide est un malheur dans le monde. L'homme actuel n'a pas d'intériorité. Malgré tout, la voix intérieure proteste, car quoi qu'il en pense, l'être humain n'est pas une mécanique. Dans la mesure où il connaît et aime, il n'est pas une mmécanique. Mais il s'ignore. Il invente toutes sortes de compensations: le culte des vedettes, l'intérêt démesuré pour le monde du sport, le goût du sensationnel. On pourrait parler d'intériorité d'emprunt par compensation.»
(page 44)
Semaine du 3 au 9 novembre 2009

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Comment je suis redevenu chrétien

Paris, Albin Michel, 2007
183 p.

«Les institutions, c'est un fait, ont souvent trahi la parole évangélique. Elles ont rallié le temporel en oubliant le message. Il est vrai que le message lui-même a mis du temps - des siècles! - à être interprété, et il continue de l'être aujourd'hui, En d'autres termes, sa subversion n'en finit pas de progresser dans l'esprit des hommes et dans leurs cultures.»
(page 112)
Semaine du 27 octobre au 2 novembre 2009

ILLICH, Ivan.
La convivialité

Paris, Seuil, 1973
158 p.

«La condition du pauvre peut être améliorée si le riche consomme moins, tandis que celle du riche ne peut l'être qu'au prix de la spoliation mortelle du pauvre. Le riche prétend qu'en exploitant le pauvre il l'enrichit puisque'en dernière instance il crée l'abondance pour tous. Les élites des pays pauvres répandent cette fable.»
(page 102)
Semaine du 19 au 26 octobre au 2009

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Comment je suis redevenu chrétien

Paris, Albin Michel, 2007
183 p.

«Je ne suis pas très sûr d'avoir intimement la foi, mais je crois profondément que le message évangélique garde une valeur fondatrice pour les hommes de ce temps. Y compris pour ceux qui ne croient pas en Dieu. Ce qui m'attire vers lui, ce n'est pas une émotivité vague, c'est la conscience d'une fondamentale pertinence
(page 68)
Semaine du 13 au 19 octobre 2009

VADEBONDOEUR, Pierre.
Trois essais sur l'insignifiance

Montréal, L'Hexagone, 1983
114 p.

«Quand je soutiens que ce ne sont plus surtout les idées elles-mêmes et leur contenu intelligible et même sensible qui conditionnent actuellement la civisation mais plutôt l'ampleur et l'impact de leur diffusion, je dis une chose très simple: nous subissons un lavage de cerveau continuel. La société moderne a justement les moyens de nous l'infliger et elle ne s'en prive pas.»
(page 68)
Semaine du 6 au 12 octobre 2009

VARONE, François.
Ce Dieu absent qui fait problème

Paris, Cerf, 1986
230 p.

«L'expérience de la prière se transmet par la parole, mais plus encore par l'exemple, par le climat, par la qualité de vie de ceux qui prient... Le parlé ne fait pas le poids contre le vécu.»
(page 161)
Semaine du 29 septembre au 5 octobre 2009

DAVIAU, Pierrette.
«Une nouvelle chance pour l'Évangile»

Vers une pastorale d'engendrement
p. 138

«La vie spirituelle est l'aventure de toute une vie; elle n'est pas un itinéraire tracé noir sur blanc à la naissance. Même si croyants et croyantes ont reçu la grâce divine à leur baptême, ils sont tenus à ce travail intérieur sur eux-mêmes tout au long de leur existence. La vie spirituelle est recherche constante de sens, mise en marche quotidienne, quête incessante d'absolu, exploration d'un mode de vie conforme à ses valeurs, à ses croyances, à sa foi. Elle est itinéraire plutôt que chemin, projet à inventer plusôt que modèle à suivre.»
(page 10)
Semaine du 15 au 21 septembre 2009

CHABOT, Paul-Eugène.
«La confiance et le refus»
Revue Notre-Dame - RND, No8
Septembre 2000,
p. 10

«Dieu, tel qu'il se révèle à nous dans le monde qui nous entoure, apparaît comme l'intelligence même. Cela touche à l'évidence, à moins de vouloir tout expliquer par l'inexplicable, c'est-à-dire le néant ou le hasard. Tout aussi parlante est la beauté de l'univers et de la nature. Il y a là un pas de plus vers Dieu, car la beauté attire autant qu'elle se laisse contempler.»
(page 10)
Semaine du 8 au 14 septembre 2009

DUMONT, Fernand
Une foi partagée
Montréal, Bellarmin
L'essentiel, 1996
301 p.

«Si la résurrection nous est promise par la foi, ce ne sera pas une réanimation de la vie présente. Sinon, pourquoi faudrait-il mourir? La vie après la mort doit ressembler à une seconde naissance.»
(page 211)
Semaine du 1 au 7 septembre 2009

ILLICH, Yvan & CAYLEY, David.
La corruption du meilleur engendre le pire
Toronto, Actes du Sud
Spiritualité, 2007
345 p.

«La résurrection est derrière nous. Ce que nous avons à attendre maintenant n'est pas la résurrection du Seigneur, ni la montée au ciel de Notre-Dame Marie, cette drôle de fille que le petit garçon que j'étais n'a pu s'empêcher de prendre pour modèle. C'est la résurrection de l'Église; et lorsque je dis que je crois en la résurrection des morts et en la vie éternelle, la résurrection des morts est, pour moi, la résurrection de l'église.»
(page 241)
Semaine du 9 au 15 juin 2009

DUMONT, Fernand.
Raisons communes,
Montréal, Boréal, 1995,
255 p.

«Les intellectuels ont une certaine parenté avec les théologiens: leur pensée est utopique, dans le sens positif du terme, bien entendu; ils conçoivent mal qu'une société puisse vivre pleinement en se contentant d'entretenir le bon fonctionnement de ses rouages. Cela ne va pas sans une conception de la politique où le projet l'emporte sur la gestion, la discussion sur les sondages.»
(page 246)
Semaine du 2 au 8 juin 2009

VADEBONCOEUR, Pierre.
Trois essais sur l'insignifiance
Montréal, L'Hexagone, 1983
114 p.

«Quand dans une culture le sacré ne représente plus quoi que ce soit de réel, on fait encore des fêtes avec ses dépouilles à l'occasion de tout et de rien, et même à propos de ce qui le nie directement.»
(page 57)
Semaine du 26 mai au 2 juin 2009

BEAULAC, Jules.
L'Église de chez nous
Montréal, Éditions Paulines, 1989
373 p.

«Le Québec, depuis les années 60 environ, a connu de fait trois révolutions et il continue d'en vivre ou... d'en mourir, selon qu'on a l'esprit tourné vers l'avenir ou le passé: la "révolution tranquille", puis la "révolution de Vatican II" et enfin la "révolution technologique.»
(page 31)
Semaine du 19 au 25 mai 2009

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Comment je suis redevenu chrétien
Paris, Albin Michel, 2007
183 p.

«L'affaiblissement de l'institution catholique devrait encourager les chrétiens à opposer aux dérives de l'époque la même vitalité dénonciatrice que celle dont firent preuve les premières communautés d'Antioche, d'Éphèse ou d'ailleurs. Qu'il nous suffise de penser aux inégalités sociales, aux injustices et aux exclusions nouvelles, au cynisme ambiant, aux déshumanisations inédites que rendent imaginables les technosciences livrées à elles-mêmes.» (page 137)
Semaine du 12 au 18 mai 2009

LENOIR, Frédéric.
Le Christ philosophe

Paris, Plon, 2008
306 p.

«Loin d'être apparue comme le visage radieux de «l'épouse du Christ», l'Église romaine a été pour des générations entières un écran de fumée qui a dissimulé la vraie nature du christianisme et qui continue, dans nos têtes modernes, à faire obstacle à cette simple acceptation du réel: la modernité ne s'oppose pas au christianisme, elle en découle même largement.» (page 224)
Semaine du 5 au 11 mai 2009

BERGERON, Richard.
Les Pros de Dieu

Montréal, Médiaspaul, 2000
211 p.

«À mon sens, il ne revient pas spécifiquement au prêtre d'être témoin dans le monde. Il est socialement mal placé et son témoignage peut facilement porter à faux. Ce que les gens attendent du prêtre, c'est moins qu'il soit témoin que maître. Les jeunes et les moins jeunes sont à la recherche de maîtres, À cette fin ils se promènent dans les nouvelles religions, partent pour la Californie ou plongent dans l'Orient lointain. La société a besoin de «maîtres spirituels»; les catholiques ne savent pas où donner de la tête. Un maître chrétien est un spirituel qui s'est laissé pénétrer par les réalités de la foi et qui, ayant fréquenté la route tracée par Jésus, se toruve apte à initier les autres, à leur indiquer la Voie et à leur apprendre la façon d'y marcher.» (page 53)
Semaine du 28 avril au 4 mai 2009

VADEBONCOEUR, Pierre.
La clef de voûte

Québec, Bellarmin, 2008
165 p.

«Est-il pourtant enseignement plus humain que l'Évangile? Il est attentif à toutes les misères comme aux faiblesses morales. C'est une parole qui va chercher les hommes là où ils sont, là où individuellement ils en sont rendus. On ne connaît pas de plus parfaite sollicitude. L'Évangile va à la rencontre de l'humain là où il se treouve, avec ses lacunes et ses vices, et sans mépris. Son mouvement est essentiellement de sensibilité et de délicatesse.» (page 74)
Semaine du 21 au 27 avril 2009

VARONE, François.
Ce Dieu censé aimer la souffrance

Paris, Cerf, 1988
245 p.

«Un pouvoir religieux qui se dit serviteur, mais qui, en fait, produit une domination d'autant plus totale et perfide qu'elle s'appuie sur l'autorité infinie de Dieu, ne révèle plus la différence chrétienne: la réalité parle toujours plus fort que les mots! «Le plus grand parmi vous sera votre serviteur»: réaliser vraiment cette parole fondamentale de Jésus implique une plus grande créativité sociale, un plus gros effort d'adaptation constante que de définir simplement le pouvoir comme un service.» (page 100)
Semaine du 14 au 20 avril 2009

VARONE, François.
Ce Dieu censé aimer la souffrance

Paris, Cerf, 1988
245 p.

«De nos jours, il est courant, dans quelque groupe ou assemblée d'Église que ce soit, d'entendre évoquer la diminution du nombre des fidèles, la baisse catastrophique de la foi et de la pratique. Et on accuse généralement ceux d'en face: le matérialisme de la société, la soif de jouissance, etc, Il est rare que l'on reconnaisse que notre propre langage est déphasé, que sur ce point essentiel de l'annonce du salut, notre parole chrétienne s'est laissé piéger par la religion, qu'elle en est devenue insignifiante dans les meilleurs cas, aliénante dans les autres.» (page 18)
Semaine du 7 au 13 avril 2009

GRAND'MAISON, Jacques.
Pour un nouvel humanisme

Montréal, Fides, 2007
204 p.

«À chaque tournant de l'histoire, la Bible et le long cheminement du christianisme ont été marqués par des réinterprétations. Il en fut de même de l'itinéraire des humanismes en Occident. Nous vivons aujourd'hui le même défi avec des inédits de plusieurs ordres: culturels, technoscientifiques, politiques et religieux.» (page 186)
Semaine du 31 mars au 6 avril 2009

KÜNG, Hans.
Mémoires,
Mon combat pour la liberté
Montréal, Novalis Cerf, 2006
594 p.

«Au-dessus du pape en tant qu'expression de l'autorité ecclésiale, il y a la conscience à laquelle il faut d'abord obéir, au besoin même à l'encontre des demandes de l'autorité de l'Église.» (Joseph Ratzinger, 1968) (page 479)
Semaine du 24 au 30 mars 2009

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Comment je suis redevenu chrétien
Paris, Albin Michel, 2007
183 p.

«L'histoire du christianisme n'est-elle pas marquée par cette opposition, difficile mais féconde, entre la pesanteur de l'institution et la fulgurance du message? De siècle en siècle, les vrais porteurs de la parole évangélique ont souvent fait figure de dissidents, de trublions dont l'Église se méfait et qu'elle reléguait dans ses marges, voire condamnait au silence.» (page 146)
Semaine du 17 au 23 mars 2009

MYRE, André.
Pour l'avenir du monde,
La résurrection revisitée
Montréal, Fides, 2007
261 p.

«Il est strictement impossible de comprendre la Parole qu'exprime la bible si on n'a pas entendu l'équivalent comtemporain dans sa vie. [...] Or, la foi n'est pas un appel à faire ou dire la même chose que nos prédécesseurs, mais à reconnaître chez eux ce qui nous motive, de l'intérieur, à nous exprimer de façon neuve, issue de notre culture.» (page 16)
Semaine du 10 au 16 mars 2009

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