DUMONT, Fernand
Une foi partagée
Montréal, Bellarmin
(L'Essentiel), 1996
301 p.

«Parce qu'elle s'insère dans l'histoire, la spiritualité chrétienne n'en a jamais fini de rompre avec le monde et de s'y perdre à nouveau. Elle recommence à se définir chaque fois qu'émerge un nouveau contexte de culture. À chaque coup, elle est en crise.»
(page 123)

BEAUCHAMP, André
RND
La fête hier et aujourdh'ui
Fêter, c'est avant tout célébrer la vie.
Mai 1999

«Quand arrive l'hiver, et que les jours se font de plus en plus courts, des fantasmes s'éveillent dans l'inconscient et nous avons peur de sombrer dans l'osbscurité totale. Mais, dans la nuit du 21 au 22 décembre, au moment où le solstice arrive, le cap est franchi et nous nous remettons à espérer la lumière. Le christianisme a repris cette vieille fête païenne pour en faire la fête de la naissance du Christ, soleil renaissant et lumière du monde, et c'est pour cette raison que le fête de Noël a été fixée au 25 décembre: elle correspond au solstice d'hiver.»
(page 17)

VOISARD, Anne-Marie
Réintroduire le sacré
RND, Novembre-décembre 2009

«Où mènera l'éclatement des rituels? Continueront-ils à se multiplier? Certains prendront-ils la tête du rang? On assistera probablement à une certaine normalisation. Mais, autour du tronc commun qui jaillira de la mouvance actuelle, toutes les nuances continueront certainement de s'afficher. Impossible que l'on revienne à certains gestes automatiques d'hier, vidés de leur sens. La société actuelle est trop multidimensionnelle, trop «colorée» pour que l'on retourne au noir et blanc.»
(page 24)

RINGLET, Gabriel
L'évangile d'un libre penseur
Dieu serait-il laïque?
Paris, Albin Michel
Espaces libres, 2002
236 p.

«Si la Révélation est un dépôt figé auquel on ne peut jamais rien ajouter, rien retracher, alors oui, je mesure la difficulté et je partage la révolte de Camus contre une Révélation «qui frapperait de terreur un peuple rebelle»...
Comme si on pouvait "arrêter" la Révélation. Comme si elle ne se frottait pas à l'histoire, à la culture. Comme si elle n'avait pas à devenir "mienne" et donc à se prousuivre en chaque conscience jusqu'à la fin des temps!»
(page 63-64

RINGLET, Gabriel
L'évangile d'un libre penseur
Dieu serait-il laïque?
Paris, Albin Michel
Espaces libres, 2002
236 p.

«On s'engage mal dans le dialogue si on prétend s'y amener avec une pleine valise de «valeurs propres». Les chrétiens ne sont pas plus experts en humanité que les laïques. Et ceux-ci ne détiennent pas une exclusivité en matière de droits de l'homme. Mais le chemin de chacun, la singularité de son itinéraire, l'originalité de son enracinement, ça, oui, ça m'intéresse. Parce que le même mot, vous et moi, nous le disons avec nos racines, nos histoires, nos sensibilités, nos relations, nos manières d'être ... »
(page 43)

ROY, Paul-Émile.
Le christianisme à un tournant

Montréal, Bellarmin
(L'essentiel), 2009
203 p.

«...les croyants n'ont pas à toujours s'excuser de tous les maux, à se flageller, à se reconnaître responsables de tous les crimes de l'histoire. Il est évident et inévitable que des chrétiens ne soient pas à la hauteur de la foi qu'ils professent, que des loups s'introduisent dans la bergerie, mais il ne faut jamais perdre de vue que la communauté des croyants, malgré ses faiblesses et ses hésitations, est ordonnée à l'avènement du royaume de Dieu.»
(page 105)

BENOIT XVI
Lettre encyclique Caritas in veritate
Rome, 2009

« Le savoir humain est insuffisant et les conclusions des sciences ne pourront pas, à elles seules, indiquer le chemin vers le développement intégral de l'homme. Il est toujours nécessaire d'aller plus loin: l'amour dans la vérité le commande. Aller au-delà, néanmoins, ne signifie jamais faire abstraction des conclusions de la raison ni contredire ses résultats. Il n'y a pas l'intelligence puis l'amour: il y a l'amour riche d'intelligence et l'intelligence pleine d'amour.»
(chapitre 30)

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Le commencement d'un monde

Paris, Seuil
2008
391 p.

«Un religieux mariste notait à juste titre que l'Église catholique découvre, «chemin faisant, le mystère qu'elle ne pourra jamais prétendre détenir mais qu'elle ne peut que tenter d'habiter, selon la belle distinction d'Henri de Lubac».
» Une chose est sûre: le principe laïc triomphe dans nos sociétés, et nous devons le défendre bec et ongles, Il n'est pas incompatible avec la quête spirituelle ni même avec l'omniprésence de ce «sujet d'avenir» qu'est redevenue la religion. En revanche, il contraint les institutions religieuses à en tirer la leçon.»
(pages 227-228)

ROY, Paul-Émile.
Le christianisme à un tournant

Montréal, Bellarmin
L'essentiel, 2009
203 p.

«L'expérience du vide est un malheur dans le monde. L'homme actuel n'a pas d'intériorité. Malgré tout, la voix intérieure proteste, car quoi qu'il en pense, l'être humain n'est pas une mécanique. Dans la mesure où il connaît et aime, il n'est pas une mmécanique. Mais il s'ignore. Il invente toutes sortes de compensations: le culte des vedettes, l'intérêt démesuré pour le monde du sport, le goût du sensationnel. On pourrait parler d'intériorité d'emprunt par compensation.»
(page 44)

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Comment je suis redevenu chrétien

Paris, Albin Michel, 2007
183 p.

«Les institutions, c'est un fait, ont souvent trahi la parole évangélique. Elles ont rallié le temporel en oubliant le message. Il est vrai que le message lui-même a mis du temps - des siècles! - à être interprété, et il continue de l'être aujourd'hui, En d'autres termes, sa subversion n'en finit pas de progresser dans l'esprit des hommes et dans leurs cultures.»
(page 112)

ILLICH, Ivan.
La convivialité

Paris, Seuil, 1973
158 p.

«La condition du pauvre peut être améliorée si le riche consomme moins, tandis que celle du riche ne peut l'être qu'au prix de la spoliation mortelle du pauvre. Le riche prétend qu'en exploitant le pauvre il l'enrichit puisque'en dernière instance il crée l'abondance pour tous. Les élites des pays pauvres répandent cette fable.»
(page 102)

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Comment je suis redevenu chrétien

Paris, Albin Michel, 2007
183 p.

«Je ne suis pas très sûr d'avoir intimement la foi, mais je crois profondément que le message évangélique garde une valeur fondatrice pour les hommes de ce temps. Y compris pour ceux qui ne croient pas en Dieu. Ce qui m'attire vers lui, ce n'est pas une émotivité vague, c'est la conscience d'une fondamentale pertinence
(page 68)

VADEBONDOEUR, Pierre.
Trois essais sur l'insignifiance

Montréal, L'Hexagone, 1983
114 p.

«Quand je soutiens que ce ne sont plus surtout les idées elles-mêmes et leur contenu intelligible et même sensible qui conditionnent actuellement la civisation mais plutôt l'ampleur et l'impact de leur diffusion, je dis une chose très simple: nous subissons un lavage de cerveau continuel. La société moderne a justement les moyens de nous l'infliger et elle ne s'en prive pas.»
(page 68)

VARONE, François.
Ce Dieu absent qui fait problème

Paris, Cerf, 1986
230 p.

«L'expérience de la prière se transmet par la parole, mais plus encore par l'exemple, par le climat, par la qualité de vie de ceux qui prient... Le parlé ne fait pas le poids contre le vécu.»
(page 161)

DAVIAU, Pierrette.
«Une nouvelle chance pour l'Évangile»

Vers une pastorale d'engendrement
p. 138

«La vie spirituelle est l'aventure de toute une vie; elle n'est pas un itinéraire tracé noir sur blanc à la naissance. Même si croyants et croyantes ont reçu la grâce divine à leur baptême, ils sont tenus à ce travail intérieur sur eux-mêmes tout au long de leur existence. La vie spirituelle est recherche constante de sens, mise en marche quotidienne, quête incessante d'absolu, exploration d'un mode de vie conforme à ses valeurs, à ses croyances, à sa foi. Elle est itinéraire plutôt que chemin, projet à inventer plusôt que modèle à suivre.»
(page 10)

CHABOT, Paul-Eugène.
«La confiance et le refus»
Revue Notre-Dame - RND, No8
Septembre 2000,
p. 10

«Dieu, tel qu'il se révèle à nous dans le monde qui nous entoure, apparaît comme l'intelligence même. Cela touche à l'évidence, à moins de vouloir tout expliquer par l'inexplicable, c'est-à-dire le néant ou le hasard. Tout aussi parlante est la beauté de l'univers et de la nature. Il y a là un pas de plus vers Dieu, car la beauté attire autant qu'elle se laisse contempler.»
(page 10)

DUMONT, Fernand
Une foi partagée
Montréal, Bellarmin
L'essentiel, 1996
301 p.

«Si la résurrection nous est promise par la foi, ce ne sera pas une réanimation de la vie présente. Sinon, pourquoi faudrait-il mourir? La vie après la mort doit ressembler à une seconde naissance.»
(page 211)

ILLICH, Yvan & CAYLEY, David.
La corruption du meilleur engendre le pire
Toronto, Actes du Sud
Spiritualité, 2007
345 p.

«La résurrection est derrière nous. Ce que nous avons à attendre maintenant n'est pas la résurrection du Seigneur, ni la montée au ciel de Notre-Dame Marie, cette drôle de fille que le petit garçon que j'étais n'a pu s'empêcher de prendre pour modèle. C'est la résurrection de l'Église; et lorsque je dis que je crois en la résurrection des morts et en la vie éternelle, la résurrection des morts est, pour moi, la résurrection de l'église.»
(page 241)

DUMONT, Fernand.
Raisons communes,
Montréal, Boréal, 1995,
255 p.

«Les intellectuels ont une certaine parenté avec les théologiens: leur pensée est utopique, dans le sens positif du terme, bien entendu; ils conçoivent mal qu'une société puisse vivre pleinement en se contentant d'entretenir le bon fonctionnement de ses rouages. Cela ne va pas sans une conception de la politique où le projet l'emporte sur la gestion, la discussion sur les sondages.»
(page 246)

VADEBONCOEUR, Pierre.
Trois essais sur l'insignifiance
Montréal, L'Hexagone, 1983
114 p.

«Quand dans une culture le sacré ne représente plus quoi que ce soit de réel, on fait encore des fêtes avec ses dépouilles à l'occasion de tout et de rien, et même à propos de ce qui le nie directement.»
(page 57)

BEAULAC, Jules.
L'Église de chez nous
Montréal, Éditions Paulines, 1989
373 p.

«Le Québec, depuis les années 60 environ, a connu de fait trois révolutions et il continue d'en vivre ou... d'en mourir, selon qu'on a l'esprit tourné vers l'avenir ou le passé: la "révolution tranquille", puis la "révolution de Vatican II" et enfin la "révolution technologique.»
(page 31)

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Comment je suis redevenu chrétien
Paris, Albin Michel, 2007
183 p.

«L'affaiblissement de l'institution catholique devrait encourager les chrétiens à opposer aux dérives de l'époque la même vitalité dénonciatrice que celle dont firent preuve les premières communautés d'Antioche, d'Éphèse ou d'ailleurs. Qu'il nous suffise de penser aux inégalités sociales, aux injustices et aux exclusions nouvelles, au cynisme ambiant, aux déshumanisations inédites que rendent imaginables les technosciences livrées à elles-mêmes.» (page 137)

LENOIR, Frédéric.
Le Christ philosophe

Paris, Plon, 2008
306 p.

«Loin d'être apparue comme le visage radieux de «l'épouse du Christ», l'Église romaine a été pour des générations entières un écran de fumée qui a dissimulé la vraie nature du christianisme et qui continue, dans nos têtes modernes, à faire obstacle à cette simple acceptation du réel: la modernité ne s'oppose pas au christianisme, elle en découle même largement.» (page 224)

BERGERON, Richard.
Les Pros de Dieu

Montréal, Médiaspaul, 2000
211 p.

«À mon sens, il ne revient pas spécifiquement au prêtre d'être témoin dans le monde. Il est socialement mal placé et son témoignage peut facilement porter à faux. Ce que les gens attendent du prêtre, c'est moins qu'il soit témoin que maître. Les jeunes et les moins jeunes sont à la recherche de maîtres, À cette fin ils se promènent dans les nouvelles religions, partent pour la Californie ou plongent dans l'Orient lointain. La société a besoin de «maîtres spirituels»; les catholiques ne savent pas où donner de la tête. Un maître chrétien est un spirituel qui s'est laissé pénétrer par les réalités de la foi et qui, ayant fréquenté la route tracée par Jésus, se toruve apte à initier les autres, à leur indiquer la Voie et à leur apprendre la façon d'y marcher.» (page 53)

VADEBONCOEUR, Pierre.
La clef de voûte

Québec, Bellarmin, 2008
165 p.

«Est-il pourtant enseignement plus humain que l'Évangile? Il est attentif à toutes les misères comme aux faiblesses morales. C'est une parole qui va chercher les hommes là où ils sont, là où individuellement ils en sont rendus. On ne connaît pas de plus parfaite sollicitude. L'Évangile va à la rencontre de l'humain là où il se treouve, avec ses lacunes et ses vices, et sans mépris. Son mouvement est essentiellement de sensibilité et de délicatesse.» (page 74)

VARONE, François.
Ce Dieu censé aimer la souffrance

Paris, Cerf, 1988
245 p.

«Un pouvoir religieux qui se dit serviteur, mais qui, en fait, produit une domination d'autant plus totale et perfide qu'elle s'appuie sur l'autorité infinie de Dieu, ne révèle plus la différence chrétienne: la réalité parle toujours plus fort que les mots! «Le plus grand parmi vous sera votre serviteur»: réaliser vraiment cette parole fondamentale de Jésus implique une plus grande créativité sociale, un plus gros effort d'adaptation constante que de définir simplement le pouvoir comme un service.» (page 100)

VARONE, François.
Ce Dieu censé aimer la souffrance

Paris, Cerf, 1988
245 p.

«De nos jours, il est courant, dans quelque groupe ou assemblée d'Église que ce soit, d'entendre évoquer la diminution du nombre des fidèles, la baisse catastrophique de la foi et de la pratique. Et on accuse généralement ceux d'en face: le matérialisme de la société, la soif de jouissance, etc, Il est rare que l'on reconnaisse que notre propre langage est déphasé, que sur ce point essentiel de l'annonce du salut, notre parole chrétienne s'est laissé piéger par la religion, qu'elle en est devenue insignifiante dans les meilleurs cas, aliénante dans les autres.» (page 18)

GRAND'MAISON, Jacques.
Pour un nouvel humanisme

Montréal, Fides, 2007
204 p.

«À chaque tournant de l'histoire, la Bible et le long cheminement du christianisme ont été marqués par des réinterprétations. Il en fut de même de l'itinéraire des humanismes en Occident. Nous vivons aujourd'hui le même défi avec des inédits de plusieurs ordres: culturels, technoscientifiques, politiques et religieux.» (page 186)

KÜNG, Hans.
Mémoires,
Mon combat pour la liberté
Montréal, Novalis Cerf, 2006
594 p.

«Au-dessus du pape en tant qu'expression de l'autorité ecclésiale, il y a la conscience à laquelle il faut d'abord obéir, au besoin même à l'encontre des demandes de l'autorité de l'Église.» (Joseph Ratzinger, 1968) (page 479)

GUILLEBAUD, Jean-Claude.
Comment je suis redevenu chrétien
Paris, Albin Michel, 2007
183 p.

«L'histoire du christianisme n'est-elle pas marquée par cette opposition, difficile mais féconde, entre la pesanteur de l'institution et la fulgurance du message? De siècle en siècle, les vrais porteurs de la parole évangélique ont souvent fait figure de dissidents, de trublions dont l'Église se méfait et qu'elle reléguait dans ses marges, voire condamnait au silence.» (page 146)

MYRE, André.
Pour l'avenir du monde,
La résurrection revisitée
Montréal, Fides, 2007
261 p.

«Il est strictement impossible de comprendre la Parole qu'exprime la bible si on n'a pas entendu l'équivalent comtemporain dans sa vie. [...] Or, la foi n'est pas un appel à faire ou dire la même chose que nos prédécesseurs, mais à reconnaître chez eux ce qui nous motive, de l'intérieur, à nous exprimer de façon neuve, issue de notre culture.» (page 16)

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