GRAND'MAISON, Jacques
Pour un nouvel humanisme Montréal, Fides 2007 204 p. |
«De toutes les critiques de la religion, les plus incultes sont celles qui ignorent le langage et l'intelligence symboliques. Telles les formidables richesses de sens des œuvres picturales qui ont jalonné l'histoire humaine, ses cultures et ses civilisations, ses grands récits. Et pour nous, Occidentaux: la Bible et les tragédies grecques, l'architecture et la sculpture religieuses depuis deux mille ans, et les huit cents ans de musique sacrée et quoi d'autre encore!» (page 56) |
GRAND'MAISON, Jacques
Pour un nouvel humanisme Montréal, Fides 2007 204 p. |
«En ce pays, ce n'est pas l'insupportable pesanteur de l'intégrisme religieux qui nous menace le plus, mais l'appauvrissement de l'âme et de sa profondeur de sens, d'intériorité, de motivation, de foi et d'espérane.» (page 45) |
MEN, Père Alexandre Pourquoi Être Chrétien Interview par Mark Makarov, évangéliste américain. 1992 |
«Chaque religion est un chemin vers Dieu, une spéculation concernant Dieu, une approche humaine vers Dieu. C’est un vecteur d’en bas qui se dirige vers le haut. Mais l’avènement du Christ est la réponse, un vecteur venu d’en-haut vers nous. D’une part, un événement situé dans l’histoire, d’une autre, quelque chose qui déborde tout à fait de l’histoire. C’est la raison pour laquelle le christianisme est unique, parce que le Christ est unique.» |
ROUET, Albert
Jaimerais vous dire Paris, Novalis 2009 346 p. |
Plus vous défendez une forme qui n'est plus significative, plus vous restaurez des vérités qui, à force d'être répétées, deviennent triviales et ne parlent plus. Ce n'est pas simplement un problème second de parler de la manière dont l'Église se présente, parce que cette manière est la première porte vers la foi et elle ouvre aussi le sas qui permet de vivre cette foi. Le Christ a réuni ses apôtres et avec eux, il a créé un lieu de parole, comme on dirait aujourd'hui. Qu'en est-il pour nous? (page 214) |
LENOIR, Frédéric
Le Christ Philosophe Paris, Plon 2007 305 p.
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«Jésus boulverse toutes les règles morales en vigueur jusqu'à lui, déterminant un nouveau mode de relation non seulement entre l'homme et Dieu, mais surtout entre les hommes eux-mêmes pour fonder une nouvelle manière de vivre.» (page 71) |
BEAUDIN, Michel
Relations, Dossier Violence et religion no 744, novembre 2010 "Le dieu Marché et son culte" |
«Aujourd'hui, le capitalisme globalisé désinstitutionnalise tous les secteurs de la vie; il les casse pour les refondre en occasions d'affaires. Si bien que, sous la pression de l'économie, ce sont tous les autres équilibres humains (politique, symbolique, psychique, écologigque, génomique même...) qui sont ébranlés et menacent de s'écrouler dans leur spécificité comme des dominos.» (page 27) |
NOYER, Jacques. Pour un concile permanent Témoignage chrétien L'écrit intérieur http://www.temoignagechretien.fr/ 1 novembre 2010
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«Une Église en état de concile permanent est une Église qui considère que la Bonne nouvelle demande chaque matin à être redite en des termes nouveaux situés dans l’actualité du jour. C’est une Église qui renonce à l’image de perfection aboutie qui la piège si souvent dans un Droit intangible.
C’est un Peuple de Dieu tout entier concerné dans les initiatives à prendre et les réponses à donner au monde qui interroge. C’est une Église où les théologiens et les pasteurs travaillent ensemble sur des chantiers réels. C’est une Église qui célèbre la présence de l’Esprit qui l’envoie.» (page 133) |
VALOIS, Raynald. Un Dieu sans nom Montrél, Le Jour, 2010 188 p.
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«Aujourd'hui, nous ne mesurons plus la valeur de quelqu'un à l'ardeur de ses ideés. Ce qui nous importe, c'est la sincérité et la générosité de son engagement envers les personnes.» (page 133) |
VALOIS, Raynald. Un Dieu sans nom Montrél, Le Jour, 2010 188 p.
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«Si la capacité de douter de soi-même était plus répandue, il y aurait sûrement moins de haine et de guerres sur notre planète. Il est profondément attristant de constater combien de conflits sanglants résultent de la conviction de posséder la vérité, alors qu'il est si beau de voir tous les humains chercher cette même vérité avec tant d'ardeur et de sincérité.» (page 172) |
VALOIS, Raynald. Un Dieu sans nom Montrél, Le Jour, 2010 188 p.
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«Pour nous occidentaux, il n'y pas réellement rupture entre le présent et le passé. Même si nous ne sommes plus d'accord avec le détail de nos anciennes croyances, il faut bien reconnaître que le christianisme essentiel est toujours là, car c'est lui qui a modelé notre civilisation. Si nous n'avions gardé que le précepte de l'amour et que nous voulions en faire le pivot de notre humanisme, nous serions encore fidèles à nos origines.» (page 132) |
ILLICH, Ivan. La corruption du meileur engendre le pire Paris, Actes sud Spiritualité, 2007 345 p.
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«Le christianisme met au monde quelque chose de neuf. Le juif, selon l'ancien dicton, pouvait marcher "sous le nez de Dieu", sous le regard de Dieu et suivant Sa parole. Mais le chrétien revendique quelque chose de plus: qu'il peut rencontrer Dieu en la personne du Christ, et le Christ en celle de l'inconnu qui frappe à sa porte en quête d'hospitalité.» (page 104) |
Constitution conciliaire
L'Église dans le monde de ce temps No1
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«Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n'est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leurs coeurs.» |
GONZÁLEZ FAUS, José Ignacio
Relations, Horizons Albert Camus no 743, septembre 2010 "Le pouvoir de la désobéissance civile" |
«On promet de créer de la richesse pour en finir avec les pauvres et le sous-développement, et on en arrive à enrichir encore plus les riches et à appauvrir les pauvres. L'Église même a défiguré l'Évangile de Jésus en croyant mieux le servir au moyen du pouvoir.» (page 9) |
LENOIR, Frédéric
Socrate, Jésus, Bouddha Trois maîtres de vie Fayard 2009 300 p.
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«Jésus a lui aussi affirmé avec force le respect égal auquel chacun a droit en tant qu'être humain, s'inscrivant, à l'instar du Bouddha, en rupture avec la morale de son temps, qui reconnaissait le prochain uniquement parmi les siens: ceux du même peuple, de la même cité, de la même caste, du même clan. Cette égalité revendiquée pour tous les humains, fils d'un même Dieu et donc frères, est la pierre angulaire du Royaume qu'il proclame et dont l'édification a déjà commencé. Il exprime cette égalité en privilégiant les pauvres, les exclus, les prostituées, autrement dit tous ceux qui ont été mis au ban de la société. » (page 259) |
LENOIR, Frédéric
Socrate, Jésus, Bouddha Trois maîtres de vie Fayard 2009 300 p.
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«La vraie question qui se pose à nous est la suivante: l'être humain peut-il être heureux et vivre en harmonie avec autrui dans une civilisation entièrment construite autour d'un idéal de l'«avoir»? Non.» (page 13) |
GRAND'MAISON, Jacques
Pour un nouvel humanisme Montréal, Fides 2007 204 p. |
«Les idéaux des droits humains fondamentaux, d'un nouveau partage des richesses, d'éradication de la pauvreté, d'une nature mieux respectée, d'une paix et d'une fraternité à bâtir, gagnent du terrain, plus qu'on ne le dit. En tout cas, ils inspirent des luttes plus positives et sensées que ces guerres folles et barbares qui perdurent encore aujourd'hui.» (page 70) |
RAVET, Jean-Claude
Relations, dossier Le cri sourd de Dieu no 742, août 2010 "Silences" |
«Dieu habite le silence pour que la parole humaine brise les murs de l'humiliation et de l'indifférence ainsi que les chaînes de l'oppression, arrache les oeillières de la vie insouciante et repue, et fasse de l'existence le lieu de la responsabilité, de la solidarité et du partage. Tendre l'oreille, consentir à écouter le silence de Dieu, c'est entendre la musique, le chant du monde et le bruissement de la vie mêlés aux cris de joie et d'espérance, de rage et de révolte, C'est entrer dans la lutte contre ce qui défigure l'existence.» (page 26) |
RINGLET, Gabriel
L'évangile d'un libre penseur Dieu serait-il laïque? Paris, Albin Michel Espaces libres, 2002 236 p. |
«Ce "Fils de l'homme" jette sur Dieu un regard qui a bouleversé et scandalisé, car ce regard ne change pas seulement Dieul. Il change le monde. Il change l'hommel. Il rend l'homme au monde, ce qui est vertigineux car cela veut dire que le monde, dans sa lourdeur de monde, participe au divin et qu'en chaque homme, fût-il le plus minable, le plus misérable, une fissure existe, qui ouvre sur une transcendanse.» (page 125) |
de RAVINEL, Hubert
Le défis de vieillir Montréal, Les Éditions de l'Homme 1991 221 p.
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«Se nourrir spirituellement? Pour les uns, c'est prier, pour d'autres, c'est s'accorder des moments de réflexion et de méditation, de silence et de paix avec soi-même. Pour cela, pas de recettes; il s'agit d'écouter son rythme intérieur qui seul permet de gomer l'instant présent. Mais nous sommes conditionnés par la nécessité d'aller toujours plus vite; nous sommes perpétuellement impatients et portés à négliger une activité comme la marche qui laisse vagabonder le cerveau et favorise tellement la détente. Nous sommes anesthésiés par tous ces bruits familiers qui finnissent par ne plus nous agresser conscienmment.» (page 160) |
ROUET, Albert
Ouvre mes bras Montréal, Novalis 2009 342 p.
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«La vérité de la foi passe par notre vie. Elle ne peut donc pas être proclamée idépendamment du témoignage. En ce sens-là, il y a une vérité à faire. Dans la Bible, on découvre la vérité en la vivant. On connaît Dieu par expérimentation: «Quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu» (1 Jn 4,7), écrit saint Jean. On connaît la vérité par ressemblance, au fur et à mesure que notre existence se rapproche de l'image de Celui qui nous a parlé, qui nous appelés.» (page 31) |
VANIER, Jean
Ouvre mes bras Montréal, Bellarmin 1980 157 p.
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«Les jeunes sont impatients. Ils en ont assez de ceux qui se sont payés de mots pour servir un Dieu qui n'était manifestement pas un Dieu vivant d'amour. Ils en ont assez de ceux qui trop longtemps ont prié avec leurs chapeaux à la mode devant Celui qui a été le plus méprisé des hommes, couronné d'épines et couvert de crachats; l'ironie de la chrétienté qui s'agenouille sur des coussins de velours devant un Jésus rejeté par le peuple, condamné pour avoir blasphémé.
Les jeunes en ont assez de ceux pour qui les seules valeurs sont celles de l'argent et du prestige. Ils sont désespérément impatients d'une nouvelle expérience d'amour qui libère de tout mensonge et de l'hypocrisie.
Si nous croyons en Dieu, nous devons nous conformer à cette conviction intérieure et chercher à rencontrer ce Dieu d'amour et de miséricorde, de tendresse et de justice. C'est lui seul qui peut faire naître en nous le dynamisme de l'Esprit, qui détruit les barrières construites sur notre terre de crainte et qui divisent les hommes.» (page 31) |
VANIER, Jean
Ouvre mes bras Montréal, Bellarmin 1980 157 p.
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«Avec le silence, nous renouons avec une vérité fondamentale de la vie: tout dans l'existence ne peut et ne doit être dit. Chaque chose, chaque être a sa part d'ombre, dont il ne se dégage jamais totalement. Chacun d'entre nous habite le silence et la parole, terres fertiles d'humanité.» (page 12) |
RAVET, Jean-Claude
Silences dans Relations numéro 742 (août 2010)
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«Avec le silence, nous renouons avec une vérité fondamentale de la vie: tout dans l'existence ne peut et ne doit être dit. Chaque chose, chaque être a sa part d'ombre, dont il ne se dégage jamais totalement. Chacun d'entre nous habite le silence et la parole, terres fertiles d'humanité.» (page 12) |
MYRE, André. Pour l'avenir du monde La résurrection revisitée Montréal, Fides 2007 261 p.
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«Si je me contente de répéter ce qu'ont dit mes prédécesseurs, j'enterre le talent de la parabole. Si je refuse d'entendre la Parole d'aujourd'hui, je me condamne à l'insignifiance ou à l'intégrisme. MaiS si je décide d'écouter, malheur à moi! parce que la Parole est toujours neuve et subversive.» (page 16) |
ROY, Paul-Émile. Le christianisme à un tournant Montréal, Bellarmin L'essentiel, 2009 203 p.
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«C'est ma conviction que la foi chrétienne ne peut mourir. Elle reste vivante dans les cendres mêmes de la chrétienté et inspirera une nouvelle culture. Pas question toutefois de rafistoler des structures anciennes, de coudre des pièces nouvelles dans de vieux vêtements, de mettre le vin nouveau dans de vieilles outres. Dans l'ordre de la foi, l'histoire n'obéit pas aux règles du progrès continu, mais à celles de la mort et de la résurrection.» (page 158) |
ROUET, Albert
Jaimerais vous dire Paris, Novalis 2009 346 p. |
...la spécificité chrétienne ne consiste pas à crier plus fort que les autres, à éditer plus de livres que le autres, à avoir de meilleures radios que les autres. Elle consiste à mêler notre langage au langage des autres et se positionner non pas en concurrence mais en dialogue, non pas en personnes qui vendent leur foi sur leur petit étal du marché, mais en gens qui entrent en relation pour bâtir avec les autres leur parole de foi, ce qui suppose de les connaître, ce qui suppose que la semence de la Parole germe dans les contacts qu'on peut avoir. (pages 74-75) |
RINGLET, Gabriel
L'évangile d'un libre penseur Dieu serait-il laïque? Paris, Albin Michel Espaces libres, 2002 236 p. |
«Si elle osait débattre... Organiser une véritable opinion publique, reconnaître un «droit de tendance», apprendre ou réapprendre à faire synode, c'est-à-dire, à tous les échelons, délibérer avant de décider. Retrouver une authentique synodalité, c'est aussi mettre au point une manière évangélique de vivre les conflits et accueillir comme un signe de santé la parole parfois décoiffante des chrétiens critiques.» (page 143) |
RINGLET, Gabriel
L'évangile d'un libre penseur Dieu serait-il laïque? Paris, Albin Michel Espaces libres, 2002 236 p. |
«Les Églises aujourd'hui se trouvent de plus en plus confrontées à un public exigeant, adulte, un public qui entend sauvegarder sa liberté d'action au cœur même de son adhésion, un public qui réclame le droit de se séparer, sans aucune forme d'excommunication, un public qui n'adhère pas les yeux fermés, qui sait qu'il n'y a pas de fidélité sans invention, un public qui demande une nourriture forte et qui prétend décider en connaissance de cause.» (page 152) |
GRAND'MAISON, Jacques. Pour un nouvel humanisme Montréal, Fides, 2007 204 p.
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«L'humanisme n'est pas une vieille «affaire du passé». Il est à renouveler à chaque époque pour raviver ses rôles libérateurs et civilisateurs. Mais ce serait dommage et même illusoire de penser qu'on peut les réinventer sans les riches patrimoines culturels et religieux de l'histoire.» (page 186) |
KÜNG, Hans
Mémoires II - Une vérité contestée Montréal, Novalis - Paris, Cerf 2010 731 p.
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«...Le christianisme doit se confronter à la fois à l'humanisme laïc et aux autres grandes religions. Sous l'horizon de notre époque, il faut donc se poser la question de la vie chrétienne de façon aussi concrète et pratique que possible en la considérant dans le contexte des idéologies, des courants, des mouvements concurrents.» (pages 253) |
KÜNG, Hans
Mémoires II - Une vérité contestée Montréal, Novalis - Paris, Cerf 2010 731 p.
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Non seulement l'erreur est humaine, trop humaine. Mais humaine, vraiment humaine, est aussi la capacité, dont est dépourvu l'animal, d'en prendre conscience. Celui qui se refuse à tirer leçon de ses fautes se condamne à les nier ou à les refouler; avec toutes les conséquences négatives de cette façon de faire. (pages 200-201) |
LENOIR, Frédéric
Le Christ Philosophe Paris, Plon 2007 305 p.
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Tandis que l'interprétation légale repose avant tout sur la conviction que le passé est supérieur à l'avenir - ce qui est le propre de la pensée traditionnelle, et on dira aujourd'hui «traditionaliste» quand cette attitude se réactive au sein du monde moderne -, l'interprétation théologique rationnelle repose sur la conviction opposée: l'avenir est supérieur au passé, puisque «la vértié tout entière» est encore à venir. (page 218) |
ROUET, Albert
Jaimerais vous dire Paris, Novalis 2009 346 p. |
Le Christ ne nous a jamais demandé d'être nomobreux, il nous a demandé d'avoir du goût, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. (page 275) |
ÉMOND, Bernard
La perte de lien Montréal, Médiaspaul 2009 174 p. |
Le cynisme, c'est de baisser les bras devant la misère du monde, devant son non-sens, devant les injustices, et de profiter de ce que notre statut social nous permet d'obtenir. Finalement, c'est de dire: il n'y a rien qui est possible, regarde, écoute, c'est pas possible de changer le monde, tous ceux qui s'y sont essayés se sont brûlé les ailes. Pour moi, le cynisme, c'est de justifier sa propre inaction avec toutes les ressources de son intelligence. (page 154-55) |
ARNOULD, Jacques
Requiem pour Darwin Paris, Forum Salvator 2009 239 p. |
Citant le théologien Karl Rahner: «Il y a deux manières de recourir au dogme. La première consiste à s'en servir comme d'un lampadaire qui permet d'entreprendre l'exploration de la zone d'obscurité au milieu de laquelle il se trouve. La seconde est celle de l'ivrogne qui s'accroche fébrilement â ce lampadaire pour ne pas tomber!» (page 88) |
ROUET, Albert
Jaimerais vous dire Paris, Novalis 2009 346 p. |
Vous baptisez quelqu'un, et après c'est un adulte, il est libre. Vous confirmez quelqu'un, il est libre. Il y a une question à laquelle je ne réponds jamais quand je rencontre des confirmands. "C'est bien de nous confirmer, me disent certains, mais après, qu'est-ce qu'on fait?" Je leur dis: " Mais c'est une question contradictoire! Je vous confirme pour que vous soyez adultes et vous me demandez ce que, comme adultes, vous aurez à faire? C'est à vous de prendre vos décisions! " Ce n'est pas un bureau de recrutement, la confirmation! (page 289) |
ROUET, Albert
Jaimerais vous dire Paris, Novalis 2009 346 p. |
"Lorsque le Christ s'incarne, il prend en Lui le monde dans sa totalité, parce qu'il récapitule, il moissonne toutes les semences qu'il a jetées au vent depuis l'origine des temps. Quand il parle d'envoyer des disciples, il s'agit pour eux de moissonner. Auparavant, donc, quelqu'un a déjà semé. L'Église ne se trouve pas devant un néant spirituel, elle se trouve devant des traces de Dieu qu'il s'agit de discerner et de suivre." (page 134) |
LENOIR, Frédéric
Le Christ Philosophe Paris, Plon 2007 305 p.
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"La découverte de l'Évangile de Jean a été un éblouissement qu m'a fait apercevoir la modernité et l'universalité d'un message qui dépasse de très loin le cadre culturel dans lequel il est né et s'est développé. Les Évangiles n'ont dès lors cessé de m'interroger et de m'accompagner. J'étudie depuis bientôt trente ans la philosophie et l'histoire des religions et rares sont les textes qui m'ont autant surpris et touché par leur profondeur et leur humanité." (page 16) |
RAVET, Jean-Claude
"Relations, dossier La beauté du monde" no 738, février 2010 "Les dérives de la bio-technologie"
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"La beauté du monde, dans le christianisme, est représentée ultimement par le Dieu incarné, dépouillé de la figure divine, de ses attributs de toute puissance, assumant entièrement la condition humaine, fragile, contingente. Le Dieu incarné et crucifié comme un esclave rebelle, séditieux. Un Dieu solidaire des opprimés. Cette beauté-là ne détourne pas de la vie ni de l'humain." (page 12) |
ROUET, Albert
Jaimerais vous dire Paris, Novalis 2009 346 p. |
"La foi n'est pas d'abord un problème de langage. Elle est d'abord un problème d'intérêt. Rendons la foi intéressante, et les mots de la foi chanteront! Rendons la foi attirante, et les boiteux marcheront!" (page 11) |
ROUET, Albert
Jaimerais vous dire Paris, Novalis 2009 346 p. |
"L'ennui d'un certain nombre de discours et d'homélies, vient de ce qu'on se demande à qui l'on s'adresse. Quel est le "tu" ou le "vous" auquel cette parole s'adresse? S'adresser à l'humanité entière, revient à ne toucher personne. C'est le type de discours qu'aujourd'hui on appelle langue de bois; or le bois pousse indépendamment des efforts de l'homme.
Il n'y a qu'à regarder les jachères, les broussailles et les taillis: ils poussent tout seuls. Tandis que la vraie parole, même si elle est complexe, même si elle est difficile, même si elle va très loin, est toujours sur le mode dialogal, c'est un "je" qui s'adresse à un "tu". Lorsqu'on coupe cette relation, on stérilise la parole. C'est peut-être une parole juste, mais ce n'est plus une parole bonne. C'est peut-être une parole exacte mais ce n'est pas une parole pleine de relation. La densité humaine de la parole n'est simplement plus là." (page 60) |
VADEBONCOEUR, Pierre
Les deux royaumes Montréal, L''Exagone 1978 239 p. |
"Rien de ce qui est antérieur et rien de ce qui est intérieur ne figurent dans les plans d'une époque essentiellement futuriste. Nous marchons vers le futur comme on fait de la vitesse. Avec le même regard vidé de tout." (page 172) |
BIBEAU, G.
"Relations, dossier Technoscience : la boîte de Pandore" no 734, août 2009 "Les dérives de la bio-technologie"
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"C'est la richesse collective qui doit être mieux distribuée si l'on veut vraiment solutionner le problème de la malnutrition et de la famine. Ce n'est certainement pas en modifiant les génomes des plantes et des animaux que l'accès équitable à la nourriture pour tous sera amélioré." (page 14) |
ARNOULD, Jacques
Requiem pour Darwin Paris, Forum Salvator 2009 239 p. |
"L'ignorance, nous le savons, est à la source de bien des peurs. Si l'une des missions dévolues à la science et aux scientifiques est d'accroître le savoir de l'humanité et, ce faisant, d'en diminuer les peurs, celles qu'ils peuvent susciter au sein des sociétés, par manque de compréhension, se trouvent décuplées! Terrible alchimie que celle de nos peurs. " (page 79) |
BENOIT XVI
Si tu veux construire la paix, protège la création Message pour la célébration de la journée mondiale de la paix, 1er janvier 2010 |
Si tu veux construire la paix, protège la création. Le respect de la création revêt une grande importance, car "la création est le début et le fondement de toutes les œuvres de Dieu" et, aujourd'hui, sa sauvegarde devient essentielle pour la coexistence pacifique de l'humanité. Si, en effet, à cause de la cruauté de l'homme envers l'homme, nombreuses sont les menaces qui mettent en péril la paix et le développement intégral authentique de l'homme - guerres, conflits internationaux et régionaux, actes terroristes et violations des droits de l'homme - les menaces engendrées par le manque d'attention - voire même par les abus - vis-à-vis de la terre et des biens naturels, qui sont un don de Dieu, ne sont pas moins préoccupantes. C'est pour cette raison qu'il est indispensable que l'humanité renouvelle et renforce "l'alliance entre l'être humain et l'environnement, qui doit être le miroir de l'amour créateur de Dieu, de qui nous venons et vers qui nous allons". |
VADEBONCOEUR, Pierre
Les deux royaumes Montréal, L''Exagone 1978 239 p. |
"Le seul personnage historique qui donne l'impression d'avoir été entièrement existant, comme si c'était l'être même qui avait tenu son rôle, c'est Jésus-Christ. Est-ce à cause de ses paroles, est-ce à cause de sa légende, est-ce à cause du fait que nous avons cru qu'il était lui-même le Dieu vivant? Nous ne saurions le démêler. Mais il est certain qu'à nos esprits de fils de la chrétienté, ce Dieu fait homme ne semble pas avoir été contingent. Illusion ou non, il pousse en lui notre recherche de l'être jusqu'au terme." (page 78) |
BERGERON, Richard
Les Pros de Dieu Montréal, Médiaspaul 2000 214 p. |
«Un jour que je me promenais dans celui de la petite localité de Mission, B.C., je vis sur une pierre tombale cette épitaphe qui m'a beaucoup touché: She did what she could. Je suis resté un long moment sur la tombe de cette inconnue. La seule chose qu'on ait retenue d'elle et qu'on ait jugée digne d'être gravée dans la pierre, c'est qu'elle a fait tout son possible dans la vie. Je ne connais ni ses conditions de vie, ni ses talents, ni ses limites; je ne sais rien de ce qu'elle a fait ni de ce qu'elle a été. A-t-elle connu le succès ou la contrariété? A-t-elle été un génie ou une nouille? Une mère heureuse ou une lesbienne rejetée? Une religieuse ou une prostituée? Tout cela, je l'ignore. Je ne connais rien de ses conditions de vie ni de sa destinée. Et au fond, cela n'a pas réellement d'importance. Je ne sais rien d'elle, sauf qu'elle a fait de son mieux dans la vie. Et c'est ce qui compte aux yeux de Dieu, qui voit le coeur. » (page 170-71) |
DUMONT, Fernand
Une foi partagée Montréal, Bellarmin (L'Essentiel), 1996 301 p. |
«Parce qu'elle s'insère dans l'histoire, la spiritualité chrétienne n'en a jamais fini de rompre avec le monde et de s'y perdre à nouveau. Elle recommence à se définir chaque fois qu'émerge un nouveau contexte de culture. À chaque coup, elle est en crise.» (page 123) |
KÜNG, Hans. Mémoires, Mon combat pour la liberté Montréal, Novalis Cerf, 2006 594 p.
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«Au-dessus du pape en tant qu'expression de l'autorité ecclésiale, il y a la conscience à laquelle il faut d'abord obéir, au besoin même à l'encontre des demandes de l'autorité de l'Église.» (Joseph Ratzinger, 1968) (page 479) |
GUILLEBAUD, Jean-Claude. Comment je suis redevenu chrétien Paris, Albin Michel, 2007 183 p.
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«L'histoire du christianisme n'est-elle pas marquée par cette opposition, difficile mais féconde, entre la pesanteur de l'institution et la fulgurance du message? De siècle en siècle, les vrais porteurs de la parole évangélique ont souvent fait figure de dissidents, de trublions dont l'Église se méfait et qu'elle reléguait dans ses marges, voire condamnait au silence.» (page 146) |
MYRE, André. Pour l'avenir du monde, La résurrection revisitée Montréal, Fides, 2007 261 p.
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«Il est strictement impossible de comprendre la Parole qu'exprime la bible si on n'a pas entendu l'équivalent comtemporain dans sa vie. [...] Or, la foi n'est pas un appel à faire ou dire la même chose que nos prédécesseurs, mais à reconnaître chez eux ce qui nous motive, de l'intérieur, à nous exprimer de façon neuve, issue de notre culture.» (page 16) |